Parade(s) : la HEAR s’expose avec force à Paris durant les Circuits bijoux


04.09.2013 #ART-OBJET #ANCIENS ETUDIANTS #ETUDIANTS #ENSEIGNANTS #STRASBOURG
Photo A. Lejolivet – Galerie et vitrines du péristyle du ministère de la Culture, Palais-Royal, Paris

La Haute école des arts du Rhin est présente dans les Circuits bijoux à travers les nombreux créateurs formés – ou actuellement en cours de cursus – au sein de son atelier bijou. Circuits bijoux, c’est près de 500 artistes travaillant le bijou contemporain présents à Paris de septembre 2013 à mars 2014. Jamais pareille manifestation ne s’est tenue au sein de la capitale, associant créateurs, musées, galeries, écoles, acteurs culturels et institutionnels, historiens et experts.

« Parade(s) » présente les travaux des étudiants et jeunes diplômés issus des deux seuls ateliers bijou existant dans les écoles supérieures d’art en France : la Haute école des arts du Rhin (Strasbourg) et l’ENSA (Limoges).

L’enseignement du bijou en tant que discipline artistique et champ d’expérimentation, aux frontières de l’art et du design, reste encore une exception au sein des écoles d’art françaises, à l’inverse d’autres pays européens où le bijou contemporain a trouvé sa place depuis les années 60.

M. Delarue (HEAR, 2011), Amulettes, mauvais oeil – C. Fisher (HEAR, 2010), Basel-Miami

Y. Vantanapindu (HEAR, 2011), collier – M. Pendariès (HEAR, 2009), La Dot, détail

A Strasbourg, l’atelier orfèvrerie, appelé aujourd’hui « atelier bijou » existe dès la création en 1892 de l’École supérieure des arts décoratifs, désormais Haute école des arts du Rhin.

Sous la responsabilité d’une nouvelle génération d’orfèvres-plasticiens, inscrite dans la création internationale, les deux ateliers se sont engagés dans des collaborations multiples, afin de créer une dynamique de recherche autour de cette expression artistique permettant de mutualiser les savoirs et compétences de chacun.

Le bijou est pensé et fabriqué par des bijoutiers pour parer les hommes et parler des liens qu’ils tissent entre eux. Indicateur social, il révèle son créateur et son porteur. Il traduit une appartenance à un groupe ou une volonté de différenciation, il traduit une contestation des ordres établis: autant ceux de sa fabrication que ceux de sa représentation symbolique. Rattaché historiquement aux arts décoratifs et plus communément aux métiers d’art, le bijou contemporain est à l’heure actuelle une discipline artistique issue d’un savoir-faire autant que d’une « culture d’atelier ».


M. Le Basque (HEAR , 2008), Why can’t be friends ?

À l’occasion du Circuit bijoux, « Parade(s) » présente les productions d’une toute nouvelle génération de créateurs issus de l’atelier bijou de la Haute école des arts du Rhin ou en cours de cursus : Claire Baloge (2006), Carole Deltenre (2008), Marine Dominiczak (2013), Camille Fischer (2012), Joanne Grimonprez (2007), Manolya Konuk (2010), Marthe Le Basque (2008), Christophe Marguier (2005), Maïko Shinagawa (2013), Lucie St-Leu (2008), Emilie Losch (2009), Julia Moroge (2012), Marie Pendariès (2008), Annie Sibert (2009), Yiumsiri Vantanapindu (2011), Shu-Lin Wu (2007) et Nelly Zagury (2011) ainsi que Sébastien Carré, Clara Denidet, Amélie Nivet et Alix Tran, actuellement étudiants. D’anciens étudiants de l’école seront également présentés : Christophe Burger, Patricia Lemaire ou encore Astrid Meyer.

Leurs productions sont conçues avec des matériaux et des assemblages les plus divers, au moyen de techniques ancestrales comme des plus modernes. Elles illustrent des réflexions autour des symboles choisis et de la culture d’aujourd’hui. Cette exposition démontre que les bijoux peuvent être conçus en utilisant des supports matériels et intellectuels inattendus, tout en interrogeant ce que le bijou a toujours été et est encore aujourd’hui : une parure singulière, interface entre l’intime et le public.

« Parade(s)» s’inscrit en parallèle de l’un des événements-phares de Circuits bijoux, l’exposition « Dans la ligne de mire, scènes du bijou contemporain » au musée des Arts décoratifs. Déployées au sein des collections permanentes du musée, plus de six cent pièces témoignent du rôle de la parure aujourd’hui, des recherches plastiques, de l’audace formelle, de la justesse dans la façon d’interroger le corps contemporain et de pointer les nouveaux comportements sociaux.


M. Dominiczak (HEAR, 2013), Allium porrum

Cinquante cinq créateurs de bijoux contemporains indépendants sont ainsi invités à présenter leurs œuvres les plus récentes. Avec notamment les œuvres de créateurs formés dans les murs de la Haute école des arts du Rhin : Marion Delarue (2011), Joanne Grimonprez (2007), Christophe Marguier (2005), Julia Moroge (2012), Annie Sibert (2009) et Nelly Zagury (2011), ainsi que les enseignantes – artistes de l’atelier bijou, Sophie Hanagarth et Florence Lehmann.

> Parade(s) – Les ateliers bijou (Haute école des arts du Rhin – Strasbourg ; Ensa Limoges – Ecole nationale supérieure d’art)
Galerie et péristyles de Valois, ministère de la Culture et de la Communication. Palais Royal, 3 rue de Valois (1er) – Paris
Exposition du 4 septembre au 2 octobre 2013
Vernissage le 19 septembre, de 13 heures à 15 heures
Voir les images de l’exposition sur l’espace Flick’r de l’école (photos A. Lejolivet)

> Dans la ligne de mire, scènes du bijou contemporain
Musée des arts décoratifs – Paris
Exposition du 20 septembre 2013 au 2 mars 2014

> www.circuitsbijoux.com