IBA Basel : quatre étudiants de la HEAR exposent

21.09.2016 #ART #ARTS SONORES #DESIGN #ETUDIANTS #EXPOSITION #MULHOUSE #PARTENAIRES

L’IBA Basel 2020 invite, du 19 septembre au 20 novembre 2016, les visiteurs de tous âges à découvrir le passé, le présent et l’avenir de la région métropolitaine de Bâle en proposant une exposition internationale d’architecture et d’urbanisme. L’IBA Basel rassemble une quarantaine de projets qui concrétiseront, jusqu’en 2020, la coopération transfrontalière en matière d’architecture, d’aménagement de villes et de paysages menés entre la Suisse, l’Allemagne et la France.

L’IBA accueillera dans le parc paysager de la Wiese les œuvres temporaires lauréates du concours artistique étudiant organisé conjointement par les hautes écoles de la région des trois frontières (Hochschule für Kunst, Design und Musik de Fribourg, Hochschule für Gestaltung und Kunst» de Bâle et la Haute École des Arts du Rhin). Quatre étudiants mulhousiens de la HEAR participent à cette exposition dont les œuvres reflètent, d’un point de vue artistique, l’importance de l’espace paysager pour les loisirs, la nature et la production d’eau potable.

Alice Guérin (Art, Le Plateau)
Pyramid Island (polyester, laque, inscription)
De nombreux endroits de la forêt le long de la Wiese abritent des stations de pompage où l’eau est naturellement filtrée par décantation pour être transformée en eau potable. Si l’on veut protéger les forêts et les prairies alluviales régionales, il convient de penser globalement. C’est ce qui symbolise l’étange île qui apparaît soudainement dans une petite mare aux canards. Cete pyramide en polyester crevassée reproduit fidèlement un rocher situé aux antipodes, dans l’Océan Pacifique. La Pyramid Island est la dernière réserve de l’Albatros des Chatham. Etant donnée la distance à parcourir pour venir jusqu’à nous, cet oiseau marin rare devra malheureusement renoncer à sa nouvelle demeure.

Maeline Li (Art, Le Plateau)
Schwebende Wasser – Eaux Suspendus (plexiglas, fil de cuivre, eau de la Wiese)
Le long de la promenade en bordure de la Wiese, une multitude de petits tuyaux transparents remplis d’eau de la rivière sont accrochés aux branchages des érables et robiniers. Agités par le vent, ils produisent un léger tintement. Les tuyaux rappellent, pêle-mêle, des tubes à essais, des verrillons ou des carillons ; ils unissent les univers distincts que l’on rencontre dans le Parc Paysager de la Wiese en une image poétique qui parle à tous les sens : la prouesse technique de la captation d’eau potable et le ravissement de l’art et la nature.

Axel Bidault & Louis Fouilleux (Design graphique)
Des Wassers Rede – Le discours de l’eau (acier inoxydable, composants électroniques, panneaux solaires)
Une voix scande doucement et continûment les lettres « A-M-S-N… » sur six ponts le long de la Wiese. C’est la rivière qui prend la parole : son murmure a été enregistré sur place pour être transformé en fréquences visuelles puis traduit en code morse avec une application : les lettres correspondantes ont ensuite été lues par un synthétiseur vocal numérique. L’enchaînement des programmes donne un résultat proche d’une langue que nous pouvons presque comprendre…presque, hélas… une machine dadaïste, dont la tentative échoue joyeusement.

Vernissage dimanche 25 septembre
Plus d’informations : iba-basel.net