Marion Fayolle expose à Angoulême

07.01.2014 #ANCIENS ETUDIANTS #ILLUSTRATION #STRASBOURG

Tout va très vite pour Marion Fayolle. Diplômée à Strasbourg de l’atelier Illustration en 2011, la jeune artiste fait partie cette année de la sélection officielle du festival international de la bande dessinée d’Angoulême (aux côtés de pas moins de quatre autres diplômés de l’atelier illustration, Simon Roussin – 2011, Benjamin Adam – 2007, Nicolas Wild – 2001 et Fabien Mense – 2003. Le festival a souhaité en outre consacrer une exposition à l’illustratrice.

Traditionnellement organisée à Angoulême, l’exposition met en valeur un(e) auteur(e) issu(e) des sélections passées du concours Jeunes Talents et qui, depuis, a tracé sa route éditoriale. Au sein du Pavillon, Marion Fayolle, cofondatrice de la revue Nyctalope aux côtés de Matthias Malingrey (Illustration, 2011) et Simon Roussin, illustratrice et auteure de bandes dessinées accroche des dessins originaux extraits de son quatrième livre, La Tendresse des pierres, édité chez Magnani après ses trois premiers albums (L’Homme en pièces, Michel Lagarde, 2011, Le Tableau, Magnani, 2012 et Nappe comme neige, Notari, 2012).

La scénographie en est assurée par Romain Diroux (Design, 2011) et Manon Leblanc (Design, 2011), aka le studio Monsieur, deux anciens étudiants qui ont rencontré Marion Fayolle à l’école et poursuivi leur collaboration une fois leur diplôme obtenu.

Que vous a apporté le Concours Jeunes Talents du festival d’Angoulême ?
Marion Fayolle :
J’ai été sélectionnée trois fois pendant mes études d’illustration à l’école des arts décoratifs de Strasbourg (désormais Haute école des arts du Rhin, ndlr). La première fois que j’ai participé au concours, je ne savais pas trop si j’entrais dans le cadre et je n’avais pas vraiment l’impression de faire de la bande dessinée. Être sélectionnée m’a beaucoup encouragée et aussi rassurée. Je me suis dit que je pouvais peut-être trouver une place dans cet univers, à ma manière et avec mes codes à moi. Les autres sélections m’ont donné confiance et ont confirmé mon envie de faire des livres et de la bande dessinée.
Et puis, les sélections sont de belles vitrines et donnent une certaine crédibilité. Beaucoup de gens ont commencé à suivre mon travail. C’est aussi grâce à elles que j’ai rencontré mon agent, Michel Lagarde.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite y participer ?
M. F. :
Difficile de donner des conseils… Je dirais surtout qu’il faut proposer des planches faites avec plaisir, qu’il ne faut pas se sentir bloqué par le cadre et les contraintes du concours. Et ne surtout pas chercher à plaire, mais avant tout, faire ce qu’on aime faire et ce en quoi on croit.

De quoi parle votre dernier livre ?
M. F. :
La Tendresse des pierres est un ouvrage très important pour moi. Il représente plus de deux années de travail et je me suis vraiment lancé un défi. D’ordinaire, je n’écris pas vraiment, mes images parlent d’elles-mêmes. Et surtout, je mets habituellement beaucoup de distance avec ce que je raconte et avec mes personnages. Là, c’était très différent. Pour ce projet, j’ai commencé par écrire, parce que je suis partie d’événements réels. J’ai voulu faire un livre pour mon père, ou du moins, sur mon père et sur les bouleversements dans nos rapports depuis qu’il est malade et qu’il vit dans l’attente de la mort. Le sujet est assez triste et toute la difficulté a été de réussir à trouver un ton suffisamment juste pour évoquer notre relation et les chamboulements dans ma famille, sans tomber dans une forme de complaisance.

Retrouvez Marion Fayolle en interview à propos de son ouvrage, La Tendresse des pierres :

Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, du 30 janvier au 2 février 2014. Marion Fayolle, La Tendresse des pierres, exposition au Pavillon Jeunes Talents.

www.bdangouleme.com